Coup double pour Neuilly-sur-Marne au championnat de France par équipe de tir en campagne ! Au-delà de sa qualité d’organisation et de son cadre magnifique, le club du 93 a également réussi sur le plan sportif en s’offrant les titres par équipe aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Une prouesse assez rare dont peut se réjouir l’équipe organisatrice et ses bénévoles. En mixte, Mouans-Sartoux, Rueil-Malmaison et Carquefou sont montés sur la plus haute marche.
Neuilly-sur-Marne ne pouvait rêver meilleur bilan au cœur du magnifique écrin de Champs-sur-Marne. A la lisière du château de la ville, le site de la compétition ressemble à une forteresse. La grande porte d’entrée donne tout de suite un certain prestige au lieu, principalement occupé par les enfants comme base de loisirs le reste de l’année. Cette fois, le magnifique parc a été paré de cibles pour permettre aux équipes de décerner les différents titres de champion de France.
Neuilly double dose de bonheur
Le Président retient son émotion au moment d’évoquer la prouesse de ses protégés. Après 20 ans à la tête du navire, Jean Chessé connait la difficulté de couronner ses deux équipes à la fois : « C’est quelque chose qu’on attendait depuis longtemps. C’est la cerise sur le gâteau que les deux équipes soient premières. On est très fiers. Toute l’équipe et les bénévoles ont œuvré. Ils sont récompensés à travers ça. Et en plus, de gagner à domicile, c’est génial. ».
Habituées des podiums, les trois femmes (Delphine Valour, Véronique Drouin et Marie Lejeune) ont tenu leur rang. Pour les hommes, le défi était de taille. Au pied du podium depuis 4 ans, Aurélien Rabanet, Mathieu Comte et Valentin Joubert sont allés chercher ce que le club avait dans le viseur depuis plusieurs années. « Je suis très content car ce sont les derniers France que je ferai en tant que Président. Je vais arrêter dans trois ans. Ce qui m’a ému ce sont les médailles. Moi, je ne suis rien là-dedans, mais je suis compétiteur dans l'âme et j'aime bien qu'on gagne (rires) » De quoi laisser le Président heureux et avec des étoiles plein les yeux au terme de ce week-end.
En mixte, les titres sont revenus à Mouans-Sartoux (Laure Baillion et Sam Herlicq) en arc classique, Rueil-Malmaison (Sandra Hervé et Fabien Delobelle) en arc à poulies et Carquefou (Noémie Richard et Nicolas Delabrière) en arc nu.
Une organisation millimétrée
Un événement ne serait pas réussi sans son équipe de bénévoles. 52 chevilles ouvrières ont œuvré pendant des mois pour offrir aux compétiteurs le plus beau week-end possible. Parmi eux, Laurent Malgérard, présent sur les trois organisations du club aux championnats de France par équipe de tir en campagne. La passion se lit dans les yeux de cet homme de 61 ans. Une passion du tir à l’arc, d’une part, mais aussi dans l’organisation d’un tel événement en pleine nature : « C'est super comme cadre et surtout ça permet d'être dans un environnement protégé. C’est un vrai plaisir, surtout qu’on est bien entouré avec plein de bénévoles avec qui on travaille main dans la main. Ça se retrouve au niveau de l'ambiance. On voit bien qu'on est vraiment sur une dynamique d'amitié. Le but est de fédérer l’ensemble des personnes. C’est important pour faire avancer le club et offrir une belle compétition à tous les archers ».
Une organisation d’une telle envergure est forcément millimétrée depuis de longs mois : « La première chose, c’est d’imaginer quelque chose qu’on aimerait pouvoir faire. En tant que tireur, il y a des cibles qu’on a envie de voir, avec de beaux paysages. Après une fois qu'on a analysé un peu le contexte de l'environnement, on regarde la sécurité bien sûr, et on rajoute un petit peu de technique comme du dévers, des cibles en hauteur, pour essayer de donner vraiment un beau souvenir à l'archer. S’il part du championnat de France avec le sourire et le bonheur, c'est super. » Chaque bénévole apporte alors son savoir-faire : « Chacun y apporte sa valeur ajoutée, sa touche personnelle. C'est vraiment le collectif qui prime sur l’individualité. »
Petit charme supplémentaire à ce championnat et son écrin verdoyant : son pont démontable. Si l’organisation a dû malheureusement abandonner sa cible sur l’eau pour garder la règle de la distance connue, elle ne manque néanmoins pas d’ingéniosité. Un pont a été ajouté pour pouvoir rejoindre le petite île, petit joyau du parc : « Il a fallu une équipe qui construise le pont, qui l'imagine, parce qu’il n’y a rien à la base. C'est un côté naturel important à offrir, on a l'impression d'être au bout du monde. On est aidés aussi par les jardiniers du parc pour la partie aménagement. »
Prêté par le CD 93, le parc n’en a pas fini de faire des heureux…