Claire Brousselle et Valérie Frémont font partie de ces duos mère/fille dont la complicité saute immédiatement aux yeux. Toutes les deux pensionnaires du club de l’USMT Paris 13, elles font du tir à l’arc une véritable coutume familiale. Un parfait moyen pour elles d’enrichir leur relation.
Les rencontrer au sein de la Halle Carpentier prend tout son sens, tant Claire Brousselle et Valérie Frémont connaissent ce quartier par cœur : « On a nos installations juste en face » souligne d’ailleurs Valérie Frémont. Fait caractéristique du tir à l’arc, la passion s’est transmise de l’enfant vers le parent : « J’amenais Claire au club et ça m’a donné envie d’essayer. Ça fait 16 ans, et je fais du tir à l’arc avec toujours autant de bonheur. Je fais peut-être faire une généralité, mais il y a un moment donné où les mamans s’occupent beaucoup de leurs enfants et n’ont pas trop le temps de faire du sport. Le tir à l’arc, on s’aperçoit que c’est très accessible et qu’on peut se faire plaisir à tout âge. Même si on n’a pas fait de sport depuis longtemps, c’est une discipline qui peut redonner confiance en soi. C’est pour ça que souvent on y vient quand les enfants apprécient ».
Au sein du club, les entraînements en commun deviennent des moments de qualité « Ça permet de partager des choses sur un autre plan que strictement familial. On partage quelque chose qui nous plaît à tous les trois, avec le papa. On est moins dans les relations parent-enfant ». Pour Claire : « On s’entraîne ensemble mais on s’amuse aussi à faire des duels l’une contre l’autre. On a fait également plein de formations ensemble aussi. C’est vraiment un sport familial pour nous. On part toujours en compétition ensemble. Et puis, c’est aussi la coach de mon équipe donc, en fait, on passe tout notre temps ensemble (rires) ».
Le Trophée des Mixtes, terre de convivialité
Mère et fille ont eu l’occasion de s’affronter, hors du cadre de l’entraînement, à une occasion, celle du Trophée des Mixtes, à Chennevières-sur-Marne. Les parents étaient alors opposés à Claire et un ami du club. Le résultat restera anecdotique même si un indice de la progéniture laisse présager la sentence « pas de pitié pour la famille ». Avant de rajouter : « C’était un moment très sympa ».
TexteJe trouve qu’on a une complicité qui est différente grâce au tir à l’arc. Je pense que ça enrichit notre relation.
Au-delà de leur statut d’archère, les deux femmes sont très impliquées dans la vie de leur club. L’une comme l’autre prennent du plaisir à encadrer des groupes après avoir passé leur CQP animation ensemble. Valérie donne également des cours adaptés : « Ça fait partie d’un projet d’inclusion avec trois archers qui sont sourds ou avec des déficiences visuelles. Ça me passionne. On le fait sur un horaire sur le même pas de tir qu’un autre cours car l’objectif c’est qu’ils soient intégrés ensuite dans un cours classique, avec toutes les références de sécurité. L’an dernier j’ai également pu être auprès d’une jeune fille autiste ». Mère et fille sont également co-trésorière et secrétaire du club de l’USMT.
Même pendant les vacances, le tir à l’arc garde une place centrale dans la famille : « Quand on part quelque part, on se renseigne dans la commune. On aime bien prendre contact avec le club pour venir tirer en famille, histoire de partager avec des gens qu’on n’a pas l’habitude de rencontrer. On se renseigne aussi sur les compétitions ». La prochaine destination aura forcément un air de tir à l’arc…